Published On: jeu, Déc 13th, 2018

Condor: signature au Caire de quatre accords de commercialisation

Le groupe algérien Condor a signé au Caire des accords avec quatre entreprises égyptiennes pour la commercialisation de ses produits sur le marché égyptien ainsi que dans d’autres pays du Moyen-Orient.

La cérémonie de signature s’est tenue en marge de la 1ère Foire commerciale inter-africaine (IATF-2018) qui se tient du 11 au 17 décembre dans la capitale égyptienne.

Les documents ont été signés par le P-dg de Condor, Abdelmalek Benhamadi, et les représentants des sociétés égyptiennes “Rajamec”, “Fresh”, “Speed Tech” et “PDC”, en présence du ministre du Commerce, Said Djellab, et de l’ambassadeur d’Algérie en Egypte, Nadir Larbaoui.

Les accords signés avec les entreprises égyptiennes “Ramajec” et “Fresh” portent sur la distribution en Egypte des produits électroménagers fabriqués par Condor (machines à laver et réfrigérateurs essentiellement).

Quant aux contrats conclus avec les sociétés “Speed Tech” et “PDC”, ils portent sur la commercialisation des téléphones mobiles de Condor non seulement en Egypte mais aussi dans les autres pays de la région du Moyen-Orient.


Dans sa déclaration à la presse, le P-dg de Condor a indiqué que la signature de ces accords s’inscrivait dans le cadre des ambitions de son groupe d’acquérir au moins 10% de parts du marché égyptien à l’horizon 2022.

Pour rappel, 38 entreprises algériennes prennent part à la 1ère Foire du commerce intra-africain organisée par la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) en collaboration avec l’Union africaine (UA).

Cette foire a pour but de stimuler le commerce intra-africain et soutenir la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) dont l’accord avait été signé en mars 2018 par 44 chefs d’Etat et de gouvernement africains lors du sommet extraordinaire de l’UA à Kigali (Rwanda).

La décision d’établir la ZLECA avait été adoptée en 2012 lors de la 18ème session ordinaire de l’Assemblée des chefs d’Etats et de gouvernement de l’UA, tandis que les négociations sur la ZLECA au sein de l’UA avaient débuté en 2015. Cette zone a pour but de constituer un marché unique pour les biens et services au niveau du continent en assurant la libre-circulation des activités et des investissements.

Ce qui devrait permettre, selon l’UA, d’accélérer la mise en place de l’Union douanière africaine. Première du genre à l’échelle africaine, l’IATF est une manifestation qui fournit une plateforme de partage et d’échange d’informations sur le commerce, l’investissement et le marché en vue de permettre aux clients, aux fournisseurs et aux pays africains de se joindre, de discuter et de conclure des accords commerciaux.

Elle représente un effort de collaboration important entre l’UA et l’Afreximbank et constitue une étape importante vers la réalisation des objectifs de la ZLECA laquelle s’étendra sur un marché unique d’une population africaine de plus d’un (1) milliard de personnes.

Une analyse de l’Afreximbank montre que l’une des raisons pour lesquelles le commerce intra-africain est faible, aux environs de 15%, contre 59% en Europe, 51% en Asie et 37% en Amérique du Nord, réside dans le déficit d’accès à l’information sur le commerce et le marché du continent.

 


Parmi les initiatives proposées pour relever ce défi, l’Afreximbank a décidé d’organiser cette Foire commerciale intra-africaine tous les deux ans afin de fournir des informations sur le marché et le commerce et servir de contact entre les différents acteurs du commerce africain.

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a appelé les entreprises algériennes à s’orienter vers les marchés africains et à asseoir des ponts logistiques contribuant dans la dynamique du commerce et de la coopération économique algéro-africaine qui demeure en deçà des potentialités existantes. Actuellement, les échanges commerciaux de l’Algérie avec l’Afrique demeurent faibles en ne dépassant pas les 3 milliards de dollars par an et s’effectuent quasiment avec seulement cinq (5) pays du continent.

Ces 3 milliards de dollars d’échanges se répartissent entre 1,6 milliard de dollars d’exportations algériennes et de 1,4 milliard de dollars d’importations auprès des pays africains. Les exportations algériennes hors-hydrocarbures vers l’Afrique s’élèvent à 206 millions de dollars seulement, soit 13% du montant global des exportations vers le continent.

Dans le cadre du déploiement d’une nouvelle dynamique à travers diverses manifestations économiques algériennes à l’étranger, des expositions spécifiques des produits algériens ont déjà été organisées, cette année, à Washington, Bruxelles, Nouakchott, Doha, Libreville et Dakar.

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